L’hypothyroïdie est un trouble fréquent où la thyroïde ne produit pas assez d’hormones, ce qui ralentit le métabolisme et peut toucher l’énergie, le poids, le transit, la peau, l’humeur et même le cœur. Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement d’où ça vient, quels symptômes surveiller et ce que le diagnostic change concrètement pour toi. Ici, tu vas avoir une vue claire et utile : causes, signes, facteurs de risque, formes chez l’adulte et chez l’enfant, et points de vigilance pendant la grossesse.
L’essentiel a retenir : l’hypothyroïdie correspond à une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes, le plus souvent la T4 et la T3.
- La cause la plus fréquente est la thyroïdite de Hashimoto.
- Les symptômes apparaissent souvent lentement et peuvent être discrets au début.
- La fatigue, la prise de poids, le froid et la constipation sont des signes fréquents.
- Le diagnostic repose surtout sur la TSH, la T4 et parfois la T3.
- Une hypothyroïdie non traitée peut avoir des conséquences importantes chez le nourrisson et pendant la grossesse.
- Certains traitements, une chirurgie de la thyroïde ou une carence en iode peuvent en être la cause.
Quelles sont les hormones thyroïdiennes ?
Les hormones thyroïdiennes sont fabriquées par la glande thyroïde, une petite glande en forme de papillon située à la base du cou, devant la trachée. Concrètement, elles agissent un peu comme un régulateur général : elles influencent la vitesse à laquelle ton corps consomme l’énergie, la température corporelle, le rythme cardiaque, le transit, la concentration et bien d’autres fonctions.
La thyroïde utilise l’iode pour produire ces hormones. C’est un point important, car sans apport suffisant en iode, la fabrication hormonale peut être perturbée. Dans la pratique, cela explique pourquoi l’alimentation joue un rôle, même si la majorité des hypothyroïdies dans les pays industrialisés n’est pas liée à une simple carence en iode.
- La thyroxine (T4),
- La triiodothyronine (T3).
La T4 représente la grande majorité des hormones produites, mais la T3 est la forme la plus active biologiquement. Autrement dit, la T4 sert souvent de réserve, puis une partie est transformée en T3 dans les tissus. C’est ce mécanisme qui permet au corps d’ajuster finement son fonctionnement.
Les valeurs de références des hormones thyroïdiennes (normales) sont :
- TSH : de 0,35 à 5,5 micU/ml
- T3 : de 2,0 à 4,5 pg/ml
- T4 : de 8,0 à 18,0 pg/ml
En pratique, ces chiffres doivent toujours être interprétés par un professionnel de santé, car les normes peuvent varier selon le laboratoire, l’âge, le contexte clinique et la grossesse. Ce que cela change pour toi : on ne regarde pas un résultat isolé, on le met en relation avec les symptômes et l’histoire médicale.
Régulation des hormones thyroïdiennes
La production des hormones thyroïdiennes fonctionne avec un système de commande très précis entre l’hypothalamus, l’hypophyse et la thyroïde. Si tu veux comprendre l’hypothyroïdie, il faut connaître ce circuit, car il explique pourquoi on dose souvent la TSH en premier.
Quand les hormones thyroïdiennes baissent, le cerveau réagit pour relancer la production. Dans la majorité des cas, c’est ce système de rétrocontrôle qui permet de maintenir l’équilibre. Si l’une des pièces du mécanisme est défaillante, les taux hormonaux chutent et les symptômes apparaissent progressivement.
- Une autre glande appelée l’hypothalamus,
- La quantité d’hormones thyroïdiennes présente dans le sang.
Quand le taux des hormones thyroïdiennes baisse :
- L’hypothalamus libère une hormone appelée hormone thyréotrope (TRH), qui envoie un signal à l’hypophyse de déverser dans la circulation sanguine l’hormone stimulante de la thyroïde (TSH).
- L’hypophyse libère une hormone (TSH) dans la circulation sanguine pour stimuler la thyroïde à produire les hormones thyroxine (T4) et triiodothyronine (T3).
- La TSH, à son tour, envoie un signal à la glande thyroïde pour libérer des hormones thyroïdiennes.
Hormones T4 et T3
Le taux de production des hormones thyroïdiennes est contrôlé par l’hypophyse. Si le corps manque d’hormones thyroïdiennes, la TSH augmente pour pousser la thyroïde à travailler davantage. À l’inverse, si les hormones circulent en excès, la TSH baisse pour freiner la production.
Dans la pratique, c’est pour cela qu’une TSH élevée oriente souvent vers une hypothyroïdie, alors qu’une TSH basse peut évoquer l’inverse. Chez les personnes atteintes d’hypothyroïdie, on retrouve généralement un faible taux d’hormones thyroïdiennes circulantes, avec une TSH souvent augmentée dans les formes primaires.
Quelles sont les causes l’hypothyroïdie ?
L’hypothyroïdie a plusieurs causes, et c’est important de les distinguer, car le traitement et le suivi peuvent varier selon l’origine du problème. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une atteinte de la thyroïde elle-même, mais parfois le problème vient du cerveau, plus précisément de l’hypophyse ou de l’hypothalamus.
Concrètement, les causes les plus fréquentes sont auto-immunes, inflammatoires, iatrogènes (liées à un traitement ou une chirurgie) ou plus rarement liées à une carence en iode. Il existe aussi des hypothyroïdies congénitales, présentes dès la naissance, qui doivent être repérées très tôt.
- La thyroïdite de Hashimoto
- La thyroïdite ou l’inflammation de la thyroïde
- L’hypothyroïdie congénitale ou hypothyroïdie qui est présente à la naissance
- L’ablation chirurgicale d’une partie ou de toute la thyroïde
- La radiothérapie de la thyroïde
- Il existe un lien entre la maladie cœliaque, le diabète de type I et les maladies de la thyroïde. Selon certains scientifiques, les patients cœliaques sont trois fois plus susceptibles d’avoir une maladie de la thyroïde. Beaucoup de personnes souffrent de maladie cœliaque, mais ne le savent pas, d’autres sont sensibles au gluten, c’est-à-dire qu’ils ont de légers symptômes quand ils mangent des aliments qui contiennent cette substance. Certains médecins déconseillent les aliments contenant du gluten aux personnes souffrant de problèmes de thyroïde, même si elles ne souffrent pas de maladie cœliaque, par exemple, le Dr D’Adamo qui a créé un régime basé sur le groupe sanguin.
- Certains médicaments
L’hypothyroïdie peut, dans de rares cas, être provoquée par trop peu d’iode dans l’alimentation ou par des anomalies de la glande pituitaire. Dans les faits, la carence en iode est devenue rare dans de nombreux pays, mais elle reste possible dans certaines situations d’alimentation déséquilibrée ou de besoins augmentés.
Causes de l’hypothyroïdie primaire
L’hypothyroïdie primaire signifie que le problème vient directement de la thyroïde. C’est la forme la plus courante, et elle mérite qu’on s’y attarde parce que ses causes sont souvent bien identifiables.
1. Thyroïdite de Hashimoto
La thyroïdite de Hashimoto, aussi appelée thyroïdite lymphocytaire chronique, est la cause la plus fréquente d’hypothyroïdie. C’est une maladie auto-immune : le système immunitaire se trompe de cible et attaque la thyroïde, ce qui provoque une inflammation chronique et finit par réduire sa capacité à produire des hormones.
En pratique, cela signifie que la thyroïde s’abîme progressivement. Les symptômes peuvent s’installer lentement, parfois pendant des années, avant que la personne ne fasse le lien. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’hypothyroïdie est souvent découverte tardivement.
2. Thyroïdite
La thyroïdite provoque la libération des hormones stockées dans la thyroïde. Au début, cela peut faire monter temporairement les hormones dans le sang et donner une phase d’hyperthyroïdie qui dure souvent 1 à 2 mois. Ensuite, la thyroïde peut s’épuiser et une hypothyroïdie apparaît avant le retour éventuel à la normale.
Ce scénario est classique dans plusieurs formes de thyroïdite. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un passage transitoire par une phase “trop active” n’exclut pas du tout une hypothyroïdie ensuite.
- Thyroïdite subaiguë Cette maladie provoque une inflammation douloureuse et l’élargissement de la glande thyroïde. Les experts ne sont pas sûrs de la cause de la thyroïdite subaiguë, mais elle pourrait être liée à une infection virale ou bactérienne. Cette maladie disparaît généralement toute seule en quelques mois.
- Thyroïdite du post-partum Ce type de thyroïdite se développe après qu’une femme ait accouchée.
- Thyroïdite silencieuse Ce type de thyroïdite est dite « silencieuse » parce qu’elle est sans douleur, comme la thyroïdite du post-partum, même si la thyroïde peut augmenter de taille. Comme la thyroïdite post-partum, celle silencieuse est probablement une maladie auto-immune et peut parfois se transformer en une hypothyroïdie permanente.
3. Hypothyroïdie congénitale
L’hypothyroïdie congénitale est présente à la naissance. Certains enfants naissent avec une thyroïde absente, mal formée ou insuffisamment fonctionnelle. Sans prise en charge rapide, les conséquences peuvent être graves sur le développement physique et intellectuel.
Dans la pratique, c’est une urgence de dépistage car un traitement précoce change réellement le pronostic. C’est l’une des raisons pour lesquelles le dépistage néonatal est si important.
4. Ablation chirurgicale de la thyroïde
Quand une partie de la thyroïde est retirée, la partie restante peut parfois suffire à produire des hormones en quantité correcte. Mais après une intervention, certaines personnes développent une hypothyroïdie, surtout si le volume de tissu restant est insuffisant.
L’ablation complète entraîne une hypothyroïdie acquise. Cela peut être nécessaire dans plusieurs situations, notamment pour traiter une hyperthyroïdie, un goitre volumineux, certains nodules ou un cancer de la thyroïde.
- L’hyperthyroïdie.
- Un grand goitre ou une hypertrophie de la thyroïde, ce qui signifie que la thyroïde a augmenté de volume. Cela peut provoquer un gonflement au cou et peut interférer avec la respiration et la déglutition.
- Les nodules thyroïdiens sont des tumeurs non cancéreuses. Elles sont également appelées adénomes et peuvent produire des hormones thyroïdiennes en excès.
- Cancer de la thyroïde.
5. Radiothérapie de la thyroïde
L’iode radioactif est parfois utilisé pour traiter l’hyperthyroïdie. Son objectif est de détruire progressivement les cellules thyroïdiennes trop actives. Le revers, c’est qu’il peut conduire à une hypothyroïdie, souvent de façon définitive ou retardée.
De la même façon, certains rayonnements utilisés dans les cancers de la tête, du cou ou dans le lymphome de Hodgkin peuvent endommager la thyroïde. Si tu as eu ce type de traitement, un suivi thyroïdien régulier est généralement recommandé.
6. Médicaments
Certains médicaments peuvent interférer avec la production des hormones thyroïdiennes ou avec leur régulation. C’est un point à ne pas négliger si les symptômes apparaissent après l’introduction d’un traitement.
- L’amiodarone, un médicament pour le cœur.
- L’interféron alfa, un médicament antitumoral.
- Le lithium, un médicament pour le trouble bipolaire.
- L’interleukine 2, un médicament pour le cancer du rein.
7. La carence grave en iode
Une carence importante en iode peut provoquer une hypothyroïdie, surtout dans les régions où l’alimentation en iode est insuffisante. Dans ces zones, le corps n’a tout simplement pas les “briques” nécessaires pour fabriquer correctement les hormones thyroïdiennes.
En Europe, ce problème est devenu rare grâce à l’iode présent dans le sel de table et certains aliments, mais il ne faut pas l’oublier dans une approche globale, surtout si l’alimentation est très restrictive.
- Du Zaïre,
- De l’Équateur,
- De l’Inde,
- Du Chili,
- Montagneuses reculées comme les Andes et l’Himalaya.
Causes de l’hypothyroïdie secondaire
L’hypothyroïdie secondaire est différente : la thyroïde peut être normale, mais elle ne reçoit pas les bons ordres de l’hypophyse. Dans ce cas, le problème vient de la commande centrale, pas de la glande elle-même.
On parle aussi d’hypothyroïdie tertiaire lorsque le dysfonctionnement vient de l’hypothalamus. Dans la pratique, ces formes sont plus rares que l’hypothyroïdie primaire, mais elles doivent être reconnues car le raisonnement diagnostique est différent.
Maladie hypothalamique ou pituitaire
Si, pour une raison quelconque, la glande pituitaire (l’hypophyse) ne réussit pas à communiquer avec la thyroïde et à donner les instructions correctes pour produire la bonne quantité d’hormones thyroïdiennes, cela peut entrainer la diminution du niveau d’hormones T4 et T3 en circulation, même si la thyroïde est normale.
- Si ce manque d’hormone est provoqué par une maladie hypophysaire, on parle d’ »hypothyroïdie secondaire« .
- Si la maladie est provoquée par une perturbation de l’hypothalamus, elle est appelée « hypothyroïdie tertiaire« .
Quels sont les facteurs de risque pour l’hypothyroïdie ?
Les facteurs de risque ne veulent pas dire que tu vas forcément développer une hypothyroïdie, mais ils augmentent la probabilité. Si tu es concerné par plusieurs d’entre eux, il est souvent plus pertinent d’être attentif aux symptômes et de discuter d’un bilan avec un professionnel de santé.
Dans les faits, on observe plus souvent l’hypothyroïdie chez les femmes, les personnes plus âgées et celles qui ont déjà un terrain auto-immun ou un antécédent de traitement thyroïdien.
- Être de sexe féminin et être âgée de plus de 50 ans ; Cependant, n’importe qui peut développer l’hypothyroïdie,
- Avoir subi un traitement à l’iode radioactif (ou avec d’autres médicaments antithyroïdiens),
- L’âge : les personnes âgées de plus de 60 ans ont un risque plus élevé de développer l’hypothyroïdie,
- Avoir un parent proche souffrant d’une maladie auto-immune,
- Avoir subi une exposition aux radiations,
- Avoir subi une thyroïdectomie, c’est-à-dire une ablation partielle de la thyroïde.
Symptômes de l’hypothyroïdie
Les symptômes de l’hypothyroïdie varient selon l’importance du déficit hormonal. Le piège, c’est qu’ils s’installent souvent lentement, au point d’être confondus avec le stress, le vieillissement, un manque de sommeil ou une période de surmenage.
Concrètement, si tu te reconnais dans plusieurs symptômes à la fois, surtout s’ils persistent, il est logique de penser à la thyroïde. Ce n’est pas un diagnostic à faire seul, mais c’est un bon motif pour demander un bilan.
Dans un premier temps, on remarque à peine les symptômes de l’hypothyroïdie ou l’on peut penser qu’ils sont dus à l’âge, tels que :
- La fatigue,
- La prise de poids .
Si l’hypothyroïdie est subclinique (ou infraclinique), cela signifie qu’elle est légère et qu’elle peut être asymptomatique. C’est justement dans ces formes discrètes qu’un dosage biologique devient utile, car les signes cliniques ne suffisent pas toujours.
Au fil du temps, étant donné que le métabolisme continue de ralentir, des signes et des symptômes plus évidents peuvent se développer.
Les signes et les symptômes de l’hypothyroïdie modérée ou sévère comprennent :
- De la fatigue,
- Une augmentation de la sensibilité au froid,
- De la constipation,
- Une peau sèche,
- Un gain de poids inexpliqué, on grossit même en mangeant la même quantité de nourriture,
- L’obésité,
- Une faiblesse musculaire,
- Des crampes musculaires,
- Un taux de cholestérol élevé dans le sang,
- Un cycle menstruel plus pesant que la normale ou irrégulier,
- Amincissement des cheveux,
- Bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque),
- La dépression,
- Des sautes d’humeur,
- Une perte de mémoire.
Dans la pratique, ce qui doit alerter, ce n’est pas un symptôme isolé, mais l’association de plusieurs signes qui s’installent durablement. Par exemple : fatigue + frilosité + constipation + peau sèche, ou fatigue + prise de poids + règles irrégulières. C’est souvent ce faisceau d’indices qui fait penser à un trouble thyroïdien.
Hypothyroïdie néonatale
L’hypothyroïdie peut aussi toucher les nourrissons. Chez un bébé, les symptômes sont parfois peu visibles au départ, ce qui rend le dépistage essentiel. Sans traitement, même une forme modérée peut avoir des conséquences lourdes sur le développement.
Si tu es parent et que tu t’inquiètes, il faut retenir une chose simple : plus le diagnostic est précoce, meilleur est le pronostic. C’est précisément pour cela que les nouveau-nés sont dépistés très tôt dans de nombreux pays.
Au début, les enfants nés sans glande thyroïde ou avec une glande qui ne fonctionne pas correctement peuvent avoir peu de symptômes et de signes. Lorsque les bébés ont un problème d’hypothyroïdie, ils peuvent avoir :
- La peau et la sclère (la partie blanche) de l’œil qui deviennent jaunes. C’est un signe de jaunisse. Dans la plupart des cas, cela se produit lorsque le foie de l’enfant ne peut pas métaboliser une substance appelée bilirubine, qui se forme normalement lorsque l’organisme recycle les globules rouges vieux ou endommagés.
- Une grosse langue apparente (qui cause fréquemment des étouffements).
- Une basse stature à cause d’un retard de la maturation osseuse.
- Une hernie ombilicale
- Un aspect gonflé du visage.
Avec la progression de la maladie, les nourrissons sont susceptibles d’avoir des problèmes d’alimentation et risquent de ne pas grandir et ne pas se développer normalement.
Les nourrissons peuvent également souffrir de :
- Constipation,
- Faible tonus musculaire,
- Somnolence excessive,
Lorsque l’hypothyroïdie infantile n’est pas traitée, même les cas légers peuvent entraîner un grave retard physique et mental.
Hypothyroïdie chez les enfants et les adolescents
Chez l’enfant et l’adolescent, l’hypothyroïdie ressemble souvent à celle de l’adulte, mais elle peut aussi freiner la croissance et la maturation. C’est un point majeur, car le problème ne se limite pas au confort quotidien : il peut toucher le développement global.
Dans la pratique, si tu remarques une croissance ralentie, un retard pubertaire ou des difficultés scolaires associées à d’autres signes, un bilan thyroïdien peut être pertinent.
En général, les enfants et les adolescents qui développent l’hypothyroïdie ont les mêmes signes et symptômes que les adultes, mais peuvent avoir en plus :
- Une mauvaise croissance qui provoque une stature basse,
- Un retard de développement des dents définitives,
- Un retard de la puberté,
- Un mauvais développement mental.
Risques et complications de l’hypothyroïdie pendant la grossesse
L’hypothyroïdie pendant la grossesse peut entraîner certaines complications, par exemple :
FAQ
Quelles sont les hormones thyroïdiennes ?
Les hormones thyroïdiennes sont la T4 et la T3, produites par la thyroïde. Elles participent au contrôle du métabolisme, de l’énergie et de nombreuses fonctions de l’organisme. La T3 est la forme la plus active biologiquement.
Quelles sont les causes l’hypothyroïdie ?
L’hypothyroïdie peut être causée par une maladie auto-immune, une inflammation de la thyroïde, une chirurgie, une radiothérapie, certains médicaments ou plus rarement une carence en iode. Elle peut aussi venir d’un problème de l’hypophyse ou de l’hypothalamus. La cause la plus fréquente reste la thyroïdite de Hashimoto.
Causes de l’hypothyroïdie primaire
L’hypothyroïdie primaire vient directement d’un dysfonctionnement de la thyroïde. Les causes les plus fréquentes sont la thyroïdite de Hashimoto, certaines thyroïdites inflammatoires, une ablation de la thyroïde, la radiothérapie et certains médicaments. Une carence sévère en iode peut aussi jouer un rôle.
Causes de l’hypothyroïdie secondaire
L’hypothyroïdie secondaire vient d’un problème de l’hypophyse, qui ne stimule plus correctement la thyroïde. Si le trouble vient de l’hypothalamus, on parle d’hypothyroïdie tertiaire. Dans ces cas, la thyroïde peut être normale mais insuffisamment commandée.
Quels sont les facteurs de risque pour l’hypothyroïdie ?
Les principaux facteurs de risque sont le sexe féminin, l’âge, les antécédents familiaux auto-immuns, l’exposition aux radiations, la thyroïdectomie et certains traitements comme l’iode radioactif. Ces facteurs n’impliquent pas forcément une maladie, mais ils justifient une vigilance accrue. Si tu cumules plusieurs facteurs, un bilan peut être utile.
Symptômes de l’hypothyroïdie
Les symptômes les plus courants sont la fatigue, la frilosité, la constipation, la peau sèche, la prise de poids, les douleurs musculaires et les troubles de l’humeur. Ils apparaissent souvent lentement et peuvent être confondus avec le stress ou l’âge. C’est l’association de plusieurs signes qui doit faire penser à un trouble thyroïdien.
Hypothyroïdie néonatale
L’hypothyroïdie néonatale est une hypothyroïdie présente chez le nourrisson, parfois dès la naissance. Elle peut provoquer jaunisse, grosse langue, hernie ombilicale, somnolence et retard de croissance. Sans traitement précoce, elle peut entraîner un retard physique et mental important.
Hypothyroïdie chez les enfants et les adolescents
Chez l’enfant et l’adolescent, l’hypothyroïdie peut ralentir la croissance, retarder la puberté et perturber le développement mental. Les symptômes ressemblent souvent à ceux de l’adulte, avec en plus des impacts sur la taille et les dents. Un diagnostic rapide limite les conséquences sur le développement.
Risques et complications de l’hypothyroïdie pendant la grossesse
L’hypothyroïdie pendant la grossesse peut entraîner des complications pour la mère et pour le bébé. Elle doit donc être surveillée de près si elle est connue avant la grossesse ou découverte pendant celle-ci. Un suivi médical permet de réduire les risques.


Marie Laurent est une experte reconnue avec plus de 10 ans d’expérience dans le domaine médical. Passionnée par la prévention et le bien-être, elle se consacre à fournir des informations fiables et des conseils pratiques pour améliorer la santé. Marie est également une auteure prolifique, ayant publié plusieurs articles sur des sujets tels que la gestion du stress, la nutrition et les dernières avancées en santé publique. Sa vision humaniste guide son travail au quotidien.