Le souffle au cœur est un bruit entendu à l’auscultation, entre les battements du cœur. Concrètement, ce bruit apparaît quand le sang ne circule plus de façon parfaitement fluide, mais de manière turbulente. Dans la majorité des cas, il est bénin, surtout chez l’enfant, mais il peut aussi signaler une anomalie valvulaire ou une autre maladie cardiaque. Si tu es dans cette situation, l’enjeu n’est pas de paniquer, mais de comprendre si le souffle est innocent ou pathologique, et quels examens peuvent le confirmer.
L’essentiel a retenir : un souffle au cœur est un bruit anormal entendu au stéthoscope, lié à un flux sanguin turbulent.
- Un souffle peut être bénin ou lié à une maladie du cœur.
- Le moment d’apparition aide à orienter le diagnostic.
- Les souffles systoliques et diastoliques n’ont pas la même signification.
- L’échocardiogramme est l’examen de référence pour confirmer la cause.
- Chez le nourrisson, la plupart des souffles sont fonctionnels.
- Des symptômes comme l’essoufflement, la cyanose ou la fatigue doivent alerter.
- Le traitement dépend toujours de la cause identifiée.
Fonctionnement du cœur
Pour comprendre un souffle au cœur, il faut d’abord visualiser comment le cœur travaille. Le cœur est composé de 4 cavités : 2 atria et 2 ventricules. Son rôle est simple en apparence, mais très précis dans les faits : il reçoit le sang, le propulse, puis recommence ce cycle en continu.
- L’atrium se dilate pour faire entrer le sang provenant des poumons (atrium gauche) ou des tissus (atrium droit) ; cette phase est appelée diastole auriculaire (ou atriale).
- Pendant ce temps, les ventricules pompent le sang de l’aorte (ventricule gauche) vers les organes internes et de la veine pulmonaire (ventricule droit) ; il s’agit de la systole ventriculaire.
- Puis l’atrium pompe le sang dans le ventricule du même côté (systole auriculaire ou atriale).
- En même temps, les ventricules s’agrandissent pour accueillir le sang qui arrive de l’atrium (diastole ventriculaire).
Quand le cœur bat, il produit normalement deux sons distincts :
- Le premier son est un « boum », provoqué par la fermeture de la valve mitrale et tricuspide.
- Le second est un « ta », provoqué par les valves aortique et pulmonaire.
Ces deux sons doivent s’enchaîner sans bruit parasite. Le souffle au cœur correspond justement à un bruit supplémentaire, souvent décrit comme un grésillement, un sifflement ou un souffle, qui se superpose au « boum-ta ». En pratique, un médecin peut entendre quelque chose comme « boum-tasssshhhh ».
Pourquoi un souffle apparaît-il ?
Un écoulement sanguin laminaire, c’est-à-dire bien organisé, est silencieux. Un souffle apparaît quand le flux devient turbulent. Cela peut arriver si une valve est rétrécie, fuit, se ferme mal, ou si le débit sanguin augmente fortement.
Explication des termes
- Insuffisance d’une valve : la valve ne se ferme pas bien et cela permet au sang de retourner en arrière.
- Prolapsus de la valve : une partie de la valve est déformée et bascule dans le sens opposé, laissant le sang s’écouler dans la mauvaise direction.
- Sténose de la valve : c’est un rétrécissement de la valve.
- Malformation du septum interventriculaire : une partie du sang du ventricule gauche s’écoule dans le ventricule droit.
Classification du souffle au cœur
Le médecin classe souvent un souffle selon le moment où il apparaît, sa forme et son intensité. C’est ce qui permet d’orienter rapidement la cause probable. Dans la pratique, le point d’auscultation où le souffle est le plus net donne aussi un indice sur la valve ou la zone atteinte.
Souffle systolique (pendant la systole ventriculaire)
Le souffle systolique survient pendant la contraction des ventricules. Il peut être normal ou pathologique selon le contexte clinique, l’examen et les autres signes associés.
Souffle mésosystolique éjectionnel – Il commence après le premier bruit du cœur et finit avant le deuxième bruit. Ce bruit est produit par le flux sanguin à travers les valves sigmoïdes (flux antérograde, c’est-à-dire en avant). Il se produit lorsque le ventricule pompe le sang et se termine quand le flux sanguin cesse.
Le début du souffle se produit en retard par rapport au B1 et cette période est appelée contraction isovolumétrique. Elle correspond au temps qu’il faut au ventricule pour développer une pression supérieure à celle de l’aorte.
À ce niveau, la pression du sang dans le ventricule ouvre la valve aortique et on peut percevoir un clic d’éjection.
Ce souffle est en forme de diamant ou crescendo-decrescendo, car il augmente pendant la contraction du ventricule et diminue ensuite. C’est un profil très utile pour le diagnostic, car il oriente souvent vers un obstacle à l’éjection du sang.
Causes :
- La sténose aortique ou pulmonaire. En cas de sténose aortique, le souffle est également perçu au niveau des artères carotides.
- L’artère aortique ou pulmonaire est dilatée.
- Un flux élevé dans une valve normale (à cause d’une anémie, d’une hyperthyroïdie, etc.).
Souffle télé-systolique (pendant la phase finale de la systole) – Il commence entre le début et la moitié de la systole avec un clic qui correspond à la tension des cordages tendineux valvulaires. Une caractéristique de ce souffle est son intensité constante jusqu’à la fin de la systole.
Parmi les causes, il y a :
- Le prolapsus de la valve mitrale ou de celle tricuspide ;
- Des dysfonctions du muscle papillaire.
En cas de prolapsus mitral, le clic n’est pas perçu juste après B1, mais environ au milieu de la systole. Ce bruit correspond à la tension maximale des cordages tendineux, c’est-à-dire au moment où la valve se ferme de façon anormale.
Les caractéristiques importantes pour diagnostiquer un prolapsus sont :
- Le clic au milieu de la systole ;
- L’intensité constante.
Souffle holosystolique ou pan-systolique (du début à la fin de la systole) – Il commence en B1 et s’étend jusqu’à B2.
La cause peut être :
- Une insuffisance mitrale ou une insuffisance tricuspide ;
- Une déformation du septum interventriculaire ou du septum interatrial.
Si la valve mitrale est normale, la pression dans le ventricule gauche provoque la fermeture de la valve car la pression est supérieure à celle de l’atrium. En cas d’insuffisance mitrale, le sang rentre dans l’atrium gauche pendant toute la durée de la contraction du ventricule, provoquant un souffle constant.
Étant donné que le ventricule pousse le sang dans l’atrium, avec le temps, ce dernier se dilate afin d’accueillir le sang qui retourne en arrière. La conséquence est que l’atrium peut contenir une plus grande quantité de sang avec une pression identique.
Ce souffle irradie dans l’aisselle.
Souffle diastolique (pendant la diastole des ventricules)
Le souffle diastolique est toujours pathologique. C’est un point important : si tu entends un souffle pendant la diastole, il faut rechercher une cause cardiaque précise.
Proto-diastolique – Il commence durant la phase B2 qui correspond à la fermeture de la valve aortique ou pulmonaire et se termine avant la phase B1.
Parmi les causes il y a :
- l’insuffisance pulmonaire et l’insuffisance aortique ;
- la dilatation de l’anneau valvulaire.
Étant donné que la valve aortique ne se ferme pas complètement, pendant la diastole le sang rentre dans le ventricule où la pression est plus basse.
La pression ventriculaire augmente rapidement car le volume du sang contenu augmente, étant donné que :
- l’atrium est en train de pomper le sang dans le ventricule ;
- une petite quantité de flux sanguin s’écoule dans l’aorte.
Le souffle a donc une intensité forte au début, mais diminue ensuite : il est décroissant.
L’insuffisance aortique est perçue le long du bord gauche du sternum, alors que l’insuffisance pulmonaire est perçue le long du bord supérieur droit du sternum.
Roulement diastolique – Il commence après B2 (fermeture de la valve aortique) et se termine en B1. Pendant la première phase de diastole, il y a un remplissage rapide du ventricule car la différence de pression entre l’atrium et le ventricule est plus grande (souffle plus fort).
On perçoit un clic (un claquement d’ouverture) car la valve rétrécie est rigide et on entend donc le blocage quand l’ouverture arrive à la limite.
À la fin de la diastole, l’atrium se contracte afin de pomper plus de sang dans le ventricule. La conséquence est l’accentuation du souffle pendant la phase pré-systolique (renforcement pré-systolique).
La cause est la sténose mitrale ou tricuspide.
Le roulement diastolique est en forme de clepsydre horizontale et est perçue dans la région mitrale.
Causes du souffle au cœur physiologique
Le souffle cardiaque physiologique est produit par le flux sanguin qui traverse le cœur et les artères coronaires plus rapidement qu’à la normale. En pratique, ce type de souffle est souvent appelé souffle d’éjection ou souffle innocent. Il peut apparaître sans maladie cardiaque, notamment quand le débit sanguin est augmenté.
On le rencontre par exemple en cas de fièvre, d’anémie, d’hyperthyroïdie, de grossesse ou chez l’enfant avec une paroi thoracique fine. Dans ces situations, le cœur fonctionne généralement bien, mais le sang circule plus vite, ce qui rend le bruit audible.
Le souffle cardiaque anormal ou pathologique
Le souffle cardiaque anormal ou pathologique peut être provoqué par plusieurs causes. Ce sont ces situations qui nécessitent un bilan plus poussé, car le souffle n’est alors que le symptôme d’un problème sous-jacent.
- Des anomalies congénitales (naissance) du cœur. Un enfant peut naître avec des vaisseaux sanguins et valves cardiaques défectueux. D’autres anomalies incluent des complications liées aux septales.
- Une infection : les agents pathogènes endommagent des valves cardiaques et d’autres structures de l’organe.
- Un rhumatisme articulaire aigu : le rhumatisme articulaire aigu est une maladie grave provoquée par des bactéries, en particulier le streptocoque. La cause peut être des maux de gorge, de la fièvre, la scarlatine. Les structures cardiaques peuvent être endommagées de façon permanente.
- Une endocardite : l’endocardite est une inflammation de la paroi interne du cœur et des valves provoquée par des bactéries ou d’autres microbes. L’infection se propage à d’autres parties du corps par la circulation sanguine. Cette condition est diagnostiquée en particulier chez les sujets présentant des anomalies génétiques du cœur. L’endocardite doit être traitée immédiatement car elle peut endommager les valves du cœur.
- Calcification et rétrécissement aortique : la calcification provoque le durcissement ou l’épaississement des valves cardiaques (sténose aortique ou mitrale) et peut provoquer des souffles.
- Hyperthyroïdie : hyperactivité de la glande thyroïde et thyréotoxicose.
- Prolapsus valvulaire mitral : la valve ne se ferme pas correctement. Lorsque le ventricule gauche se contracte, les feuillets de la valve se détachent en se dirigeant vers le haut dans l’atrium.
Symptômes du souffle au cœur
Un souffle au cœur n’entraîne pas toujours de symptômes. C’est même souvent le cas lorsqu’il est bénin. En revanche, certains signes doivent faire penser à une cause cardiaque plus sérieuse, surtout s’ils apparaissent ensemble ou s’aggravent avec l’effort.
- coloration bleu (cyanose) des doigts et à l’intérieur de la bouche,
- respiration rapide,
- la transpiration excessive,
- douleur thoracique,
- vertiges,
- essoufflement,
- fatigue,
- évanouissement,
- nausées,
- jambes et des pieds enflés,
- gain de poids rapide,
- toux chronique,
- hypertrophie du foie,
- veines du cou gonflé.
Concrètement, si tu remarques un souffle associé à un essoufflement inhabituel, une fatigue marquée ou une coloration bleutée, il faut consulter rapidement. Chez l’enfant comme chez l’adulte, ce sont les symptômes associés qui changent la lecture du souffle.
Diagnostic du souffle cardiaque
Le cardiologue est en mesure de diagnostiquer le souffle au cœur à travers l’auscultation cardiaque. Selon ce qu’il entend, il peut demander des examens complémentaires pour préciser la cause, mesurer la gravité et vérifier si le cœur fonctionne normalement.
- l’échocardiogramme et l’échodoppler ;
- la radiographie du thorax ;
- l’électrocardiogramme (ECG).
Classification de Levine
Pour comprendre si le souffle est de nature pathologique, on applique la classification de Levine. Elle subdivise le souffle en six stades selon son intensité :
- 1/6 signifie qu’il est à peine audible et uniquement dans certaines positions,
- 2/6 : faible,
- 3/6 : modéré,
- 4/6 : fort,
- 5/6 : très intense,
- 6/6 signifie que l’on peut l’entendre même sans que le stéthoscope soit en contact avec le thorax.
Attention toutefois : l’intensité seule ne suffit pas à dire si un souffle est grave. Dans la pratique, le contexte clinique, les symptômes et l’échocardiographie comptent autant, voire plus.
Traitement pour le souffle au cœur
Les souffles cardiaques bénins ne nécessitent aucun traitement car le cœur est en bonne santé. Le plus souvent, il suffit de rassurer, de surveiller et de revoir le médecin si de nouveaux symptômes apparaissent.
Les souffles cardiaques anormaux sont traités en prenant en charge la cause qui les provoque au niveau du cœur. Cela peut passer par des médicaments, une surveillance spécialisée ou une intervention chirurgicale selon la situation.
Parmi les médicaments que le médecin prescrit, il y a :
- des diurétiques,
- des antibiotiques,
- des anti-inflammatoires.
La chirurgie est faite pour remplacer une valve défectueuse, corriger des anomalies congénitales ou traiter d’autres anomalies de la cloison.
Erreurs fréquentes à éviter
On constate souvent que certaines personnes pensent qu’un souffle au cœur signifie forcément une maladie grave. En réalité, ce n’est pas le cas. À l’inverse, il ne faut pas non plus banaliser un souffle s’il s’accompagne de symptômes comme l’essoufflement, la cyanose ou les malaises.
Autre erreur classique : vouloir interpréter soi-même l’intensité du souffle sans bilan médical. Dans les faits, seule l’évaluation par un professionnel permet de savoir s’il s’agit d’un souffle innocent ou d’un souffle lié à une anomalie cardiaque.
Sports et prévention du souffle au cœur
Prévenir le souffle au cœur, c’est surtout réduire les facteurs qui fragilisent le système cardiovasculaire. Même si tous les souffles ne peuvent pas être évités, adopter de bonnes habitudes limite le risque de maladie cardiaque ou d’aggravation d’une pathologie existante.
- Suivre un régime alimentaire faible en gras pour réduire le taux de cholestérol.
- Arrêter de fumer, parce que le tabac augmente le risque de maladie cardiovasculaire.
- Éviter l’hypertension.
Dans le cas de souffle cardiaque physiologique ou innocent, le médecin recommande au garçon de pratiquer son sport favori afin d’améliorer la santé cardiovasculaire. En cas de souffle au cœur pathologique ou malin, le sport peut être dangereux même pour les athlètes.
Ce que cela change pour toi : si le souffle est bénin, l’activité physique est souvent encouragée. S’il est pathologique, il faut au contraire adapter l’effort après avis médical.
Le souffle au cœur chez les nouveau-nés
Le souffle au cœur chez le nouveau-né est fréquent. Environ 85 % des enfants ont un souffle au cœur dans les premières 24 heures après la naissance, mais il disparaît dans les 48 heures qui suivent. Ces souffles sont provoqués par le volume des vaisseaux sanguins : les nouveau-nés ont les artères, les veines et les capillaires plus petits.
Après la naissance, le flux sanguin arrive aux poumons pour la première fois, et cela cause une turbulence temporaire. Dans la majorité des cas, ce bruit n’est donc pas inquiétant.
Un souffle au cœur chez le nourrisson peut être :
- innocent,
- pathologique : symptôme d’une malformation cardiaque.
Il n’existe aucun symptôme spécifique de souffle innocent chez les nourrissons. En revanche, si la cause est une malformation congénitale, on peut observer des signes plus nets.
Dans 90 % des cas, le souffle chez le nourrisson est fonctionnel.
Souffles bénins chez le nourrisson
Ce type de bruit est appelé souffle cardiaque fonctionnel. C’est le signe d’un cœur sain et il est dû au bruit du sang qui passe dans le cœur. Un traitement n’est pas nécessaire dans ce cas. Il est très fréquent chez les enfants.
Souffle cardiaque causé par une anomalie cardiaque congénitale
Quand le souffle est lié à une anomalie de structure, il devient pathologique. Il faut alors rechercher un problème sous-jacent et ne pas se contenter de rassurer sans bilan.
Parmi ceux-ci on trouve :
- anomalies des valves,
- cardiomyopathie,
- communication inter-ventriculaire.
Les communications inter-ventriculaires sont provoquées par des trous au niveau des parois du cœur. Le trou peut provoquer la création d’un flux sanguin supplémentaire. La cardiomyopathie est un trouble du muscle du cœur dans lequel les muscles du cœur sont épais, mais faibles. La conséquence est une altération du fonctionnement du cœur.
Si le médecin constate que le souffle au cœur est provoqué par des problèmes cardiaques, il doit faire des approfondissements à l’aide de :
- électrocardiogramme,
- radiographie thoracique,
- échocardiogramme.
Pendant la grossesse, la santé de la mère peut affecter la santé du bébé. Le risque de souffle cardiaque pathologique de l’enfant augmente si la mère souffre de :
- rougeole,
- diabète,
- problèmes d’alcool.
Traitement pour le souffle au cœur chez les nourrissons
Le traitement dépend de la cause. On ne doit pas s’inquiéter pour le souffle physiologique ou innocent du cœur parce qu’il n’est pas dangereux et ne doit pas être traité.
Si l’anomalie cardiaque congénitale est diagnostiquée par des tests en laboratoire, le bébé doit subir une intervention chirurgicale. En pratique, la décision dépend de la nature du défaut, de sa taille et de ses conséquences sur la circulation sanguine.
Le souffle au cœur chez les bébés est assez fréquent et n’est pas toujours un problème grave pour la santé. Il faut consulter un pédiatre pour confirmer la cause du souffle, surtout si les parents remarquent :
- manque d’appétit,
- respiration plus rapide,
- retard de croissance,
- transpiration excessive,
- lèvres et ongles bleuâtres.
La cause peut être le canal artériel, c’est-à-dire le tube qui relie l’artère pulmonaire à l’aorte et peut créer des problèmes de cœur. Cette anomalie congénitale est plus fréquente chez les bébés prématurés (environ 40 %).
Parmi les causes de souffle cardiaque chez l’enfant, il y a aussi un foramen ovale perméable, une petite ouverture entre l’atrium droite et gauche du cœur.
Souffle cardiaque chez les enfants
Les enfants plus âgés peuvent aussi présenter un souffle au cœur. Certains ont des parois thoraciques plus fines, ce qui rend les sons plus audibles à l’auscultation. Ce type de souffle est dit fonctionnel ou bénin.
Les parents n’ont pas à se soucier de ces bruits du cœur si le médecin confirme qu’il s’agit d’un souffle innocent.
- Dans certains cas le souffle peut être provoqué par le stress, l’anémie ou la fièvre.
- Même des vaisseaux sanguins étroits peuvent provoquer un bruit anormal.
Lorsqu’on entend un souffle fort, des examens supplémentaires peuvent être exigés. Des radiographies sont réalisées pour vérifier certaines anomalies du cœur. Si le cœur bat normalement, on en a confirmation grâce à l’électrocardiogramme.
Le traitement est inutile pour le souffle cardiaque bénin. Il existe des cas très rares où le souffle peut provoquer de graves problèmes cardiaques.
Parmi les risques et les complications, il y a aussi la mort.
Généralement, le souffle cardiaque bénin diminue avec le temps. Les sons deviennent moins audibles lorsque la paroi thoracique s’épaissit.
FAQ
Qu’est-ce qu’un souffle au cœur ?
Un souffle au cœur est un bruit anormal entendu à l’auscultation entre les battements cardiaques. Il est lié à un flux sanguin turbulent dans le cœur ou dans les gros vaisseaux. Il peut être bénin ou révéler une maladie cardiaque.
Comment savoir si un souffle au cœur est grave ?
Un souffle au cœur est potentiellement grave s’il s’accompagne de symptômes ou s’il est diastolique. L’intensité, le moment d’apparition et l’irradiation aident aussi à orienter le diagnostic. L’échocardiogramme reste l’examen le plus utile pour confirmer la cause.
Quels sont les symptômes du souffle au cœur ?
Les symptômes du souffle au cœur peuvent inclure l’essoufflement, la fatigue, la cyanose, des vertiges ou des douleurs thoraciques. Chez certains patients, il n’y a aucun symptôme. C’est pourquoi le contexte clinique est essentiel.
Le souffle au cœur chez le nourrisson est-il dangereux ?
Le souffle au cœur chez le nourrisson est souvent bénin. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un souffle fonctionnel qui disparaît ou diminue avec le temps. En revanche, s’il existe une malformation cardiaque, une prise en charge spécialisée est nécessaire.
Quels examens permettent de diagnostiquer un souffle au cœur ?
L’échocardiogramme, l’échodoppler, l’ECG et parfois la radiographie thoracique permettent de diagnostiquer un souffle au cœur. L’auscultation est la première étape, mais elle ne suffit pas toujours. Les examens complètent l’évaluation et précisent la cause.
Peut-on faire du sport avec un souffle au cœur ?
Oui, si le souffle au cœur est bénin et que le médecin l’autorise. Dans ce cas, l’activité physique est même souvent recommandée. En revanche, si le souffle est pathologique, le sport doit être adapté après avis médical.


Marie Laurent est une experte reconnue avec plus de 10 ans d’expérience dans le domaine médical. Passionnée par la prévention et le bien-être, elle se consacre à fournir des informations fiables et des conseils pratiques pour améliorer la santé. Marie est également une auteure prolifique, ayant publié plusieurs articles sur des sujets tels que la gestion du stress, la nutrition et les dernières avancées en santé publique. Sa vision humaniste guide son travail au quotidien.